Rwanda Accès aux services d'assainissement

Pourcentage de la population utilisant des services d'assainissement gérés en toute sécurité.

Où se trouve Rwanda ?

Rwanda

Continent
Afrique
Pays
Rwanda
Coordonnées
-2.00°, 30.00°

Comparaison mondiale

Parmi tous les pays, Andorre a le plus haut Accès aux services d'assainissement avec 100 % de la population, tandis que Éthiopie a le plus bas avec 8,05 % de la population.

Définition

L'accès à l'assainissement mesure la proportion d'une population utilisant des services qui séparent de manière hygiénique les excréments humains du contact humain. La principale norme internationale, établie par le Programme commun de suivi (JMP) de l'OMS et de l'UNICEF, utilise une échelle de l'assainissement pour classer les niveaux de service. Au sommet de cette échelle se trouve l'assainissement géré en toute sécurité, qui nécessite l'utilisation d'installations améliorées qui ne sont pas partagées avec d'autres ménages et garantissent que les déchets sont soit traités et éliminés sur place, soit transportés et traités dans une installation hors site. Les installations améliorées comprennent les toilettes à chasse d'eau ou à chasse manuelle reliées à des réseaux d'égouts canalisés, des fosses septiques ou des latrines à fosse, ainsi que les latrines à fosse améliorées ventilées et les toilettes à compostage. Les échelons inférieurs de l'échelle comprennent les services de base, les services limités, les installations non améliorées et la défécation à l'air libre. Cet indicateur est crucial pour suivre les progrès vers l'Objectif de Développement Durable 6.2, qui vise un accès universel à un assainissement adéquat et équitable pour tous.

Formule

Accès à l'assainissement (%) = (Population utilisant un niveau de service spécifique ÷ Population totale) × 100

Méthodologie

Le Programme commun de suivi (JMP) de l'OMS et de l'UNICEF agrège les données de plus de 100 pays pour produire des estimations mondiales comparables. Les sources de données primaires comprennent les recensements nationaux, les enquêtes auprès des ménages telles que les Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS) et les Enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS), ainsi que les registres administratifs des prestataires de services ou des régulateurs. Une limitation importante est le manque de données concernant la gestion des installations d'assainissement sur place, comme les fosses septiques et les latrines à fosse ; si les données de raccordement aux égouts sont souvent claires, le suivi de la vidange et du traitement sécurisés des boues fécales des systèmes sur place est beaucoup plus complexe. De plus, les définitions des installations améliorées peuvent varier légèrement entre les normes nationales et les références internationales, bien que le JMP s'efforce de les harmoniser via des questions de base standardisées. Les estimations pour de nombreux pays à faible revenu reposent souvent sur des régressions linéaires pour combler les lacunes entre les années d'enquête et assurer la cohérence temporelle du reporting.

Variantes méthodologiques

  • Assainissement géré en toute sécurité. Le niveau de service le plus élevé où les personnes utilisent une installation améliorée, non partagée, et où les déchets sont éliminés en toute sécurité in situ ou traités hors site.
  • Assainissement de base. Accès à une installation améliorée qui n'est pas partagée avec d'autres ménages, mais sans garantie de traitement ou d'élimination sécurisés des déchets.
  • Assainissement limité. Utilisation d'installations améliorées partagées entre deux ménages ou plus, ce qui compromet souvent les normes d'hygiène et de sécurité.
  • Assainissement non amélioré. Utilisation d'installations qui ne séparent pas les déchets de manière hygiénique, telles que les latrines à fosse sans dalle, les latrines suspendues ou les latrines à seau.

Comment les sources diffèrent

La plupart des organisations internationales, y compris la Banque mondiale et les Nations Unies, s'appuient exclusivement sur le JMP de l'OMS et de l'UNICEF pour les statistiques d'assainissement afin de garantir la cohérence. Des divergences mineures peuvent apparaître lorsque les gouvernements nationaux signalent un accès amélioré basé sur des définitions d'infrastructures locales qui ne s'alignent pas sur les critères internationaux.

Qu'est-ce qu'une bonne valeur ?

L'objectif mondial pour l'accès à l'assainissement est de 100,0 % de services gérés en toute sécurité d'ici 2030. Une couverture inférieure à 50,0 % indique généralement un risque grave pour la santé publique, tandis que l'élimination de la défécation à l'air libre est considérée comme une étape primordiale pour la dignité humaine fondamentale et la prévention des maladies.

Tendances mondiales

Les données récentes indiquent une augmentation constante de l'accès à l'assainissement, avec environ 1,2 milliard de personnes ayant accédé à des services gérés en toute sécurité au cours de la dernière décennie. Les estimations actuelles suggèrent que 58,0 % de la population mondiale utilise désormais un assainissement géré en toute sécurité, contre 48,0 % au milieu des années 2010. Malgré ces progrès, 3,4 milliards de personnes manquent encore de services gérés en toute sécurité, et 354 millions de personnes continuent de pratiquer la défécation à l'air libre. Une tendance notable est l'amélioration significative dans les zones rurales, où la couverture est passée de 36,0 % à 49,0 % ces dernières années, tandis que la couverture urbaine est restée relativement stagnante à 66,0 % en raison d'une urbanisation rapide dépassant la croissance des infrastructures. Les projections suggèrent que le monde n'est actuellement pas sur la bonne voie pour atteindre l'assainissement universel géré en toute sécurité d'ici 2030, à moins que le rythme des progrès ne soit quadruplé. Les efforts se concentrent de plus en plus sur la gestion des boues fécales dans les villes non desservies par les réseaux d'égouts traditionnels, visant à améliorer la sécurité tout au long de la chaîne de service.

Modèles régionaux

Les disparités régionales restent marquées, l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud affichant les niveaux d'accès les plus bas. En Afrique subsaharienne, moins de 25,0 % de la population dans de nombreux pays a accès à des services gérés en toute sécurité, et la région concentre une part importante de la population mondiale pratiquant la défécation à l'air libre. Au sein de l'Afrique, l'Afrique de l'Est fait face à un fardeau particulièrement élevé d'installations non améliorées, atteignant jusqu'à 43,0 % dans certaines sous-régions. À l'inverse, l'Afrique australe affiche une couverture d'assainissement amélioré relativement meilleure avec des taux de non-amélioration beaucoup plus bas. L'Asie du Sud a connu des améliorations rapides dans l'arrêt de la défécation à l'air libre, bien que les services gérés en toute sécurité soient encore en retard par rapport à l'accès de base. En revanche, l'Europe et l'Amérique du Nord ont un accès presque universel à des services gérés en toute sécurité. Le niveau de revenu est un déterminant majeur de l'accès ; les ménages les plus riches des pays à faible revenu ont souvent 5 à 9 fois plus de chances d'avoir accès que le quintile le plus pauvre.

À propos de ces données
Source
World Bank SH.STA.SMSS.ZS
Définition
Pourcentage de la population utilisant des services d'assainissement gérés en toute sécurité.
Limites
Les données peuvent avoir 1 à 2 ans de retard pour certains pays. La couverture varie selon l'indicateur.

Foire aux questions

L'assainissement géré en toute sécurité désigne l'utilisation d'installations améliorées qui ne sont pas partagées avec d'autres ménages et où les excréments sont éliminés en toute sécurité in situ ou traités hors site. Selon les dernières données disponibles, il s'agit de la norme la plus élevée en matière d'assainissement, garantissant que les déchets ne contaminent pas l'environnement.

L'assainissement de base implique l'utilisation d'une installation améliorée qui n'est pas partagée, mais il ne tient pas compte du fait que les déchets soient traités en toute sécurité. L'assainissement géré en toute sécurité inclut l'exigence supplémentaire d'une élimination ou d'un traitement sécurisé, ce qui, selon des données récentes, fait défaut pour des milliards de personnes qui n'ont qu'un accès de base.

Les progrès de l'assainissement urbain ont souvent du mal à suivre le rythme de la croissance démographique rapide et de l'expansion des quartiers informels. Des rapports récents montrent que si des réseaux d'égouts peuvent exister, ils ne parviennent souvent pas à atteindre les nouvelles zones urbaines, laissant des millions de personnes dépendre d'installations sur place qui sont fréquemment gérées de manière non sécurisée.

L'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud ont actuellement les niveaux d'accès à l'assainissement les plus bas au monde. Des estimations récentes montrent qu'en Afrique subsaharienne, environ 33,0 % de la population manque de tout assainissement amélioré, ce qui impacte considérablement la santé publique, la dignité et le développement économique local.

Une installation améliorée est conçue pour séparer de manière hygiénique les excréments humains de tout contact. Les exemples courants incluent les toilettes à chasse d'eau reliées aux égouts ou aux fosses septiques, les latrines à fosse améliorées ventilées et les toilettes à compostage. Les installations comme les latrines à seau ou les fosses ouvertes sont considérées comme non améliorées et posent des risques sanitaires importants.

Les chiffres de Accès aux services d'assainissement pour Rwanda proviennent de l'API World Bank Open Data, qui regroupe les rapports des agences statistiques nationales et des organisations internationales vérifiées. L'ensemble de données est mis à jour chaque année à mesure que de nouvelles soumissions arrivent, généralement avec un décalage de 1 à 2 ans.